Du sauvetage au commerce des animaux


De nombreuses annonces de vente d’animaux qui partent à l’abattoir, paraissent sur le web.
On les trouve sur les réseaux sociaux, sur les sites d’annonces, les forums de protection animale.
C’est ainsi que des chevaux sont vendus des centaines d’euros, que des évènements visent à vendre des poules à 1 euro et bien d’autres encore.

Des animaux-humains sensibles à leur sort diffusent ces annonces voire achètent des animaux.
Des associations de protection animale organisent aussi des campagnes d’achat.
Je ne parlerai pas ici de ce que l’éleveureuse récupère comme argent. Que moins d’argent lui revienne ou pas, que ça lui soit rentable, en vendant à un.e particulier.e plutôt qu’à l’abattoir n’est pas la question.
Vendre un animal n’est pas acceptable, tout comme aider à l’éleveureuse à maintenir son exploitation animale dans le peu qu’iel gagne.

Le mythe de l’étoile de mer

Les animaux-humains s’intéressent avant tout à l’individu seul. Ces personnes l’accueillent chez eux et il sera sain et sauf. C’est une noble chose que de vouloir lui épargner la mort. On ne peut pas tous les sauver et en même temps, cet animal le sera avec leur geste.
La différence avec l’histoire de l’étoile de mer est le contexte dans lequel on récupère l’animal.
En effet, cet animal est vendu par un.e éleveureuse ou particulier.e et plusieurs problématiques se posent, entre autres l’achat de l’animal.

Le problème de la marchandisation de l’animal
Donner une valeur monétaire à l’animal l’associe à une marchandise, à une propriété. Les animaux ne nous appartiennent pas, nous en sommes responsables quand nous les recueillons. Les personnes refusant l’exploitation animale comprendront bien qu’un animal n’est pas un objet.
En achetant un animal, on perpétue l’idée de la légitimité du commerce des animaux. Cela encourage les animaux-humains à continuer à rabaisser les animaux, à les considérer comme un moyen.

Un animal vendu remplacé par un autre
Un.e éleveureuse qui vend un animal va pouvoir racheter un animal derrière et pouvoir faire vivre son exploitation. Alors on aura donné de l’argent à un.e éleveureuse qui n’exploitera plus cet animal et en même temps le fera avec un autre.

Le commerce des particulier.e.s
Un.e particulier.e peut venir à vendre un animal (qu’il peut déjà exploiter = faire reproduire les animaux)qu’iel enverra sinon à l’abattoir ou le fera euthanasier. Acheter un animal, cautionner son acte de vente, l’encouragera à recommencer un jour à vendre des animaux. On restera là encore dans un cadre où l’animal n’est considéré que pour son rendement.

Le revers du sauvetage : l’exploitation animale.
Certaines personnes qui achètent ou non un animal, continuent d’exploiter les animaux. Cela est le cas pour les poules (ponte, abattage), les chevaux (la monte et le dressage). Il convient alors de dénoncer aussi toutes les exploitations animales à l’encontre des animaux.

Beaucoup de poules, pas de poussins mâles
Beaucoup de poules sont vendues. Les personnes se liant aux élevages pour vendre des animaux partant à l’abattoir ne semblent pas se soucier du broyage des poussins mâles. Est-ce qu’on adopte alors une poule pour l ‘exploiter et non parce que ça serait un animal comme les autres ?

Des chat.te.s aux oiseaux, des chien.ne.s aux moutons…
Peu d’animaux issus de l’élevage sont actuellement sauvés. Les animaux proposés à l’adoption sont souvent issus de refuges avec chien.ne.s et chat.te.s, voire lapin.e.s, rongeurs… On souhaiterait pourtant leur donner une meilleure vie. Quand ce n’est pas possible de sauver des animaux d’élevage en passer par l’achat, il convient de réaliser qu’un individu sentient est avant tout un individu.
Quand on sauve un animal, en pensant à son interêt et non en recherchant une compagnie, on ne se préoccupe pas qu’il soit un.e chien.ne, un chat.te ou un coq. Cet aspect devrait nous préoccuper dans la considération des besoins de l’animal et ce qu’on peut lui apporter comme nourriture, comme soins, comme sorties, comme confort, et les dangers qui se présentent à nous ou à lui (les animaux déjà présents, les allergies…).
Il est aussi important de se détacher du capacitisme de l’animal. Ce n’est pas parce qu’on ne le considère pas intelligent, qu’il n’est pas capable de s’adonner à des activités variées avec vous qu’il ne mérite pas d’être adopté.
Ce qu’on peut faire pour Tous les animaux, c’est de militer pour l’abolition de l’exploitation animale.

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