[Traduction] Qu’est-ce qui ne va pas avec les œufs de basse-cour ?


Suite à la popularisation croissante de l’agriculture urbaine, de plus en plus de personnes cherchent à commencer leur propre élevage de jardin, croyant qu’en élevant (ou adoptant) des poules et en veillant à leur bien-être, elles pourront éliminer la souffrance inhérente de la production d’œufs.

Source : [Traduction] Qu’est-ce qui ne va pas avec les œufs de basse-cour ?

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Pourquoi donner des arguments écologiques dessert l’abolition de l’exploitation animale ?


1) On adopte un point de vue anthropocentrique.

La question de la protection de la planète se pose quand souvent l’être humain se sent en danger vis à vis du réchauffement climatique ou quand il se soucie de la disparition de certaines espèces d’animaux sauvages.
On invisibilise ainsi la plupart des victimes.

Faire la promotion de l’environnement quand une personne se fout des animaux, c’est comme lui dire que le sang des humains lors des guerres pollue les nappes phréatiques. Leurs droits ne sont alors pas considérés.

2) On se soucie plutôt de l’espèce que de l’individu

Beaucoup de personnes qui se soucient de l’écologie pensent d’abord à protéger les espèces plutôt que les individus. C’est par exemple le cas des abeilles où l’apiculture est promue comme un grand sauvetage des abeilles. Mais on ne parle pas des abeilles tuées et exploitées dans l’apiculture.

Paul Watson, engagé dans l’écologie depuis des années met en avant les animaux aquatiques en délaissant l’exploitation des animaux terrestres. Alors qu’on pourrait simplement par une promotion de l’anti-spécisme et du véganisme abolitionniste considérer tous les animaux.

Des extraits d’une interview de Paul Watson :

Mon éditeur voulait que je vous demande: Pourquoi tuer une baleine est pire que tuer un cochon, par exemple, quand un cochon est intelligent, aussi ?

Je reçois beaucoup cette question des japonais, et je trouve cela offensant. Comment peut-on comparer le meurtre d’un cochon à la mort d’une baleine? Tout d’abord, nos navires sont vegan. Quarante pour cent des poissons pêchés dans les océans servent à nourrir le bétail – les cochons et les poulets sont les plus grands prédateurs aquatiques. L’industrie de l’élevage est l’un des plus grands contributeurs à des émissions de gaz à effet de serre. Le fait de manger de la viande est une catastrophe écologique.

Êtes-vous végétarien ou végan ?

Oui, un végan, mais nous faisons la promotion du véganisme pas pour des raisons des droits des animaux, mais pour des raisons de conservation de l’environnement.

Vous ne pouvez pas comparer l’abattage des animaux dans un abattoir à celui d’une baleine. Ce qu’on fait à ces baleines – ou dauphins, comme à Taiji – ne serait jamais toléré dans un abattoir. Ces abattoirs seraient fermés. Ca prend de 10 à 45 minutes pour tuer une baleine et elles meurent dans une horrible agonie. Ce serait complètement intolérable et illégal dans n’importe quel abattoir du monde.

En outre, ce sont des espèces en voie de disparition et protégées – les cochons et les vaches ne sont pas. Ils font partie d’un écosystème, au contraire des cochons et des vaches. Ça me dérange toujours que cette comparaison soit amenée. Et surtout quand elle est amenée par les Japonais, qui mangent plus de cochons, des vaches et des poulets que tous les gens de l’Australie et la Nouvelle Zélande réunis. Seulement un pour cent des Japonais mangent des baleines; pour la plupart, ils mangent des vaches et des cochons et des oiseaux. C’est une analogie ridicule.

Ce que les gens peuvent faire pour soutenir votre travail ?

Arrêter de manger l’océan. Ne pas manger quoi que ce soit de l’océan – il n’y a pas de telle chose comme une pêche durable. Si les gens mangent de la viande, assurez-vous qu’elle soit organique et ne contribue pas à la destruction de l’océan parce que 40 pour cent de tout le poisson qui est pris de l’océan nourrit le bétail – des poulets dans les fermes industrielles sont nourris à la farine de poisson. Et être conscient du fait que si les océans meurent, nous mourons. Par conséquent, notre responsabilité ultime est de protéger la biodiversité dans les océans de notre planète.

L’argument environnemental est adapté seulement quand on évoque les droits fondamentaux des animaux humains et non humains (destruction des habitats des animaux sauvages, faim dans le monde, etc.)

3) Des pratiques occultées.

Acheter des produits testés sur animaux, des vêtements en matière animale d’occasion, pratiquer un freeganisme carniste, tuer et ou battre un chien, incorporer un chien dans une équipe professionnelle, dresser un chien pour un guide d’aveugle, monter un cheval ou le dresser et aller voir des spectacles avec animaux ont peu d’impact négatif sur l’environnement.

Et pourtant, ils sont problématiques dans le sens où ces pratiques vont à l’encontre de la libération animale et renforcent la pratique sociale qui est de consommer des animaux.

4) Écologique ne veut pas dire éthique

En se rendant compte que les êtres humains aussi polluent et on est fort pour cela, il est envisageable de tuer des humains. Or, cela n’a rien d’éthique.

Tout comme une personne peut venir à tuer des animaux pour qu’ils polluent moins.

Les droits des animaux peuvent être bafoués par écologie.

5) L’éthique, un choix sans concession et compensation

Il est possible qu’une personne végane pour l’environnement puisse en fait s’autoriser à exploiter les animaux dans la mesure où elle compense par d’autres actes.

L’éthique ne se compense pas. Exploiter un animal et en épargner un autre n’enlèvera en rien qu’on ait bafoué les droits du premier.

Il peut être meilleur pour l’environnement d’acheter un produit local non végan qu’un produit végan produit à l’autre bout de la planète. Pourtant, cela n’a rien d’éthique.

On en revient aussi au freeganisme, plus local, plus écolo que d’acheter.
Finalement, les limites de l’écologie sont difficiles à définir. Alors que pour l’éthique, un cadre a été posé, celui de respecter les êtres sentients, en l’occurence les animaux.

Le destin d’un poussin


Poème rédigé en avril 2011

«  Laissez moi sortir d’ici ! »
Tels furent les premiers mots
Résonnant dans ma coquille
Qui subissait mes sursauts

Petit zouave que j’étais
Je ne pouvais m’empêcher
De casser les murs épais
Dans un vœu de liberté

Quand je vis de la lumière
A travers quelques fissures
De la coque nourricière
Je partis à l’aventure

Mais mon sang ne fit qu’un tour
Car, foi de conquistador
J’aperçus un gros vautour
Dans un bien triste décor

Il venait prendre une caisse
Où moi et mes semblables
On goûtait à la tristesse
On était inconsolable.

Pas le temps de déplorer
L’absence de ma maman
Qu’arriva un autre ouvrier
Vêtu d’une blouse blanche

Qui pris d’un air assassin
Me sortit de cette caisse
M’emprisonna dans ses mains
Bafouant mon cri de détresse

Je fus lancé tel une balle
Sur un long tapis roulant
Avec plein de camarades
Certains tués dans peu de temps

Les gens faisaient le sexage
Comparant quelques plumes
Puis lançaient vers le broyage
Des compagnons d’infortune

Je continuais le voyage
A la queue d’autres femelles
Pour subir le débecquage
Une pratique cruelle

« Laissez moi m’enfuir d’ici ! »
Mots transformés en sanglots
Suite à mon bec raccourci
Par une lame pour bourreau

Un vaccin vaporisé
Avant d’être acheminée
Dans un élevage fermé
Tout le reste de l’année

Pourtant ma destinée prit
Une nouvelle tournure
Quand un rebord du tapis
M’éjecta sur le sol dur

Je vis au loin une porte
Qui s’ouvrait sur l’extérieur
C’était une chance en or
Pour échapper au malheur

Passant sous les machines
Je cours vers la liberté
A travers toute l’usine
Cachée et non signalée

Quelqu’un coinça l’ouverture
Avec un morceau de bois
Apportant  fournitures
En faisant plusieurs convois

Je me glissai donc dehors
Courant à vive allure
Quittant ce bien triste sort
Et cette salle obscure

Longeant une large route
Je me retrouve soudain
Face à un très gros matou
Qui a l’air d’avoir très faim

Je tente de traverser
Entre les automobiles
Pour échapper au danger
Mais ce fut bien difficile

Beaucoup de circulation
Sur la deuxième voie
Arrêta ma brave action
J’étais dans le désarroi

Puis soudain une voiture
Freina assez brusquement
Juste devant ma carrure
Évitant un accident

Une personne sortit
Au visage bienveillant
Qui se baissa et me prit
Puis partit rapidement

Et depuis ce fameux jour,
Je fus nourri et logé
Recevant tout plein d’amour
De l’âme qui m’a sauvé

Mais je repense souvent
A mes amis poussinets
Au lourd destin angoissant
Qu’ils rêveraient de quitter

Anonyme

Qu’est-ce qui ne va pas avec les oeufs ? / What’s wrong with eating eggs ?


Qu’est-ce qui ne va pas avec les oeufs ?

Elevage
Toutes les poules utilisées pour la ponte – incluant les poules d’arrière-cour et soi-disant ‘plein-air’ – débutent leur vie dans un endroit appelé un couvoir (NDT : même si on peut raisonnablement avancer que la majorité des poules naissent dans un couvoir, ce n’est néanmoins pas le cas pour toutes les poules.)
Lorsque les oiseaux sont mis au monde pour la ponte dans ces endroits, la moitié d’entre eux sont nés mâle. D’aucune utilité pour l’industrie des œufs, et incapables de grandir assez vite pour être profitable pour la viande (une autre souche d’oiseaux, connus sous l’appellation ‘poulets de chair’, est utilisée à cette fin), les poussins mâles sont séparés de leurs sœurs et immédiatement tués. Les méthodes les plus courantes d’abattage consistent notamment à broyer leurs corps, ou les jeter – encore vivants et conscients – dans des poubelles géantes, où on les laisse mourir de faim et/ou de suffocation.

 What’s wrong with eating eggs ?

Breeding

All hens used for egg-laying – including backyard and so-called ‘free-range’ hens – begin their lives at a place called a hatchery.

When birds are bred into existence for egg-laying at these places, half of them are born male. Of no use to the egg industry, and unable to grow fast enough to be profitable for meat (another breed of birds, known as ‘broilers’, are used for that purpose), the roosters are separated from their sisters and are immediately killed. The most common methods of killing include grinding up their bodies, or dumping them – still alive and conscious – into giant trash cans, where they are left to starve and/or suffocate.

You can read more on : https://theveganpensieve.wordpress.com/2012/01/15/whats-wrong-with-eating-eggs/