Global warming: whales are carbon dioxide suckers

Baleine :
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Ces cétacés sont de véritables aspirateurs à CO2. Ils aident à la séquestration du carbone de différentes façons. Se nourrissant de phytoplanctons, qui absorbent le CO2 de l’atmosphère, elles stockent le carbone dans leur corps, en accumulant ainsi des tonnes. Explications

En deux décennies, la forêt amazonienne a rejeté plus de dioxyde de carbone qu’elle n’en a absorbé, c’est ce qu’a révélé la semaine dernière une étude de scientifiques d’INRAE, du CEA et de l’Université d’Oklahoma publiée dans Nature Climate Change. Cause principale de cette situation, la déforestation de plus en plus massive de l’Amazonie, où a été déboisés 3,9 millions d’hectares en 2019 contre 1 million en 2017 et 2018.

Si ce rapport doit alerter sur l’état de santé du « poumon » de la planète et nécessiter à trouver des solutions pour le préserver, fort heureusement, la Terre est pourvue d’autres « pompes » capables de filtrer le CO2.

Une baleine peut renfermer 33 tonnes de CO2

Certaines sont mobiles, comme le phytoplancton, et peuvent même peser plusieurs dizaines de tonnes… comme les baleines, observe la RTBF à l’occasion du lancement de la commission baleinière internationale la semaine dernière. Si l’implication de ces cétacés dans la lutte contre le changement climatique est ignoré, il est pourtant primordial.

Pendant toute la durée de leur vie – en moyenne 75 ans pour les baleines bleues – ces mammifères marins réussissent, pour les plus volumineux, à retenir jusqu’à 33 tonnes de CO2. Pour se rendre bien compte, sachez qu’un arbre en capte en moyenne 20 kg par an.

De plus, « contrairement à la plupart des organismes terrestres, qui rejettent du dioxyde de carbone dans l’atmosphère après leur mort, les carcasses des grands animaux marins séquestrent le carbone au fond des océans », constate une étude parue en octobre 2020 dans le journal scientifique Science Advances.

Bien sûr, quand les baleines décèdent, elles vont emporter avec elles les tonnes de carbone qu’elles ont attrapées durant leur vie. Au fond des océans, le CO2 va pouvoir rester piégé plusieurs siècles.

Développement du phytoplancton grâce aux excréments de baleines

Ce serait réducteur de penser que ces monstres marins n’apportent leur contribution à la lutte contre le changement climatique uniquement qu’au moment de leur mort. Elles se battent également contre le réchauffement de la planète avec… leurs déjections, comme l’analyse à la RTBF Krishna Das, océanologue à l’université de Liège :

Lorsqu’une baleine remonte à la surface pour se nourrir de ces phytoplanctons, elle lâche ses déjections qui vont flotter à la surface et vont enrichir la colonne d’eau en nutriments qui vont aussi favoriser le développement du phytoplancton.


Et ce phytoplancton est indispensable à la régulation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Ces organismes présents à la surface des mers et des océans du globe ont beau être microscopiques, ils fabriquent environ la moitié de l’oxygène sur Terre et attrapent 40% du dioxyde de carbone (soir 37 milliards de tonnes) de l’atmosphère. Soit plus que les forêts du globe. En plus d’être des pièges à CO2, les baleines alimentent d’autres aspirateurs de gaz à effet de serre.

La chasse à la baleine, une tragédie pour la planète

Début 2021, la BBC faisait référence à une étude datant de 2010 sur l’impact des baleines sur le réchauffement climatique. Les scientifiques de l’époque y estimaient qu’avant les débuts de la chasse massive à la baleine au 19e siècle, la population mondiale de ces mammifères marins pouvait permettre de capturer entre 190.000 et 1,9 millions de tonnes de CO2 tous les ans.

Par contre quand les baleines étaient (et sont encore aujourd’hui) tuées et ramenées à terre, les tonnes de carbone prisonnières dans leurs corps sont relâchées dans l’atmosphère. L’étude de 2010 estimait ainsi qu’au 20e siècle, 70 millions de tonnes de CO2 ont été dégagées dans l’atmosphère par les pays qui pratiquaient la chasse à la baleine.

« Il est important de comprendre à quel point la chasse à la baleine a été une tragédie qui a retiré une immense pompe à carbone des océans, qui aurait eu un important effet sur la multiplication des phytoplanctons et la capacité des océans à absorber du dioxyde de carbone »

Vicki James, membre de la Whale and Dolphin Conservation, à la BBC


Aujourd’hui, seuls trois pays dans le monde que sont le Japon, l’Islande et la Norvège continuent de chasser le géant des mers.

Essentiel de préserver ces espèces

Comme les forêts le sont, il faut protéger les baleines pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. En 2019, le Fonds monétaire international (FMI) a publié une étude à propos des bénéfices liés à ces mammifères marins. Pour attirer l’attention des politiques et des industriels, les auteurs ont évalué la valeur monétaire des baleines.

Ainsi, selon le FMI, une baleine vaut en moyenne un million de dollars. Si cette valeur se base également sur les revenus liés au tourisme, par exemple, la majorité de ce « prix » provient de la capacité de ces animaux à emprisonner le dioxyde de carbone. La population mondiale de baleines vaudrait donc un milliard de dollars, selon le FMI, qui a souhaité montrer ce que représente, d’un point de vue financier, la disparition d’un spécimen :

« Puisque le rôle des baleines face au réchauffement climatique est irremplaçable, leur survie devrait être intégrée aux objectifs des 190 pays qui ont signé les accords de Paris pour la planète en 2015″

FMI (rapport de 2019)


En 2018, un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature pouvait rendre enthousiaste car il rendait compte d’une augmentation générale des populations de baleines, à l’image du rorqual commun, plus grande espèce de baleine après la baleine bleue, dont les effectifs ont presque doublé depuis les années 1970. Pour autant, depuis le début de la chasse à la baleine, entre 66% et 90% de la population totale de ces cétacés aurait disparu de la surface de la planète.

Source :
https://www.ledauphine.com/environnement/2021/05/03/rechauffement-climatique-les-baleines-sont-des-aspirateurs-de-dioxyde-de-carbone

These cetaceans are real CO2 vacuum cleaners. They help sequester carbon in different ways. Feeding on phytoplankton, which absorb CO2 from the atmosphere, they store carbon in their bodies, accumulating tons of it. Explanations

In two decades, the Amazon rainforest has released more carbon dioxide than it has absorbed, according to a study by scientists from INRAE, CEA and the University of Oklahoma published last week in Nature Climate Change. Main cause of this situation, the increasingly massive deforestation of the Amazon, where has been deforested 3.9 million hectares in 2019 against 1 million in 2017 and 2018.

If this report should alert us to the state of health of the planet’s « lung » and require us to find solutions to preserve it, fortunately, the Earth is equipped with other « pumps » capable of filtering CO2.

A whale can contain 33 tons of CO2
Some are mobile, like phytoplankton, and can even weigh several dozen tons… like whales, observed RTBF on the occasion of the launch of the International Whaling Commission last week. If the involvement of these cetaceans in the fight against climate change is ignored, it is nevertheless essential.

Throughout their lives – an average of 75 years for blue whales – these marine mammals manage to retain up to 33 tons of CO2 for the largest ones. To get a good idea of this, you should know that a tree captures an average of 20 kg per year.

Moreover, « unlike most terrestrial organisms, which release carbon dioxide into the atmosphere after their death, the carcasses of large marine animals sequester carbon at the bottom of the oceans, » notes a study published in October 2020 in the scientific journal Science Advances.

Of course, when whales die, they will take with them the tons of carbon they caught during their lives. At the bottom of the oceans, the CO2 will remain trapped for several centuries.

Phytoplankton development thanks to whale excrement
It would be simplistic to think that these marine monsters only contribute to the fight against climate change when they die. They also fight against global warming with… their excrement, as analyzed by Krishna Das, an oceanologist at the University of Liege:

When a whale comes to the surface to feed on these phytoplankton, it releases its droppings that will float to the surface and enrich the water column with nutrients that will also promote the development of phytoplankton.

And this phytoplankton is essential to the regulation of the quantity of CO2 in the atmosphere. These organisms present on the surface of the world’s seas and oceans may be microscopic, but they produce about half of the Earth’s oxygen and capture 40% of the carbon dioxide (37 billion tons) in the atmosphere. That is more than the world’s forests. In addition to being CO2 traps, whales feed other greenhouse gas suckers.

Whaling, a tragedy for the planet
In early 2021, the BBC referred to a 2010 study on the impact of whales on global warming. Scientists at the time estimated that before the beginning of massive whaling in the 19th century, the global population of these marine mammals could capture between 190,000 and 1.9 million tons of CO2 every year.

However, when whales were (and still are) killed and brought to shore, the tons of carbon trapped in their bodies are released into the atmosphere. The 2010 study estimated that in the 20th century, 70 million tons of CO2 were released into the atmosphere by whaling countries.

« It is important to understand how whaling was a tragedy that removed a huge carbon pump from the oceans, which would have had a significant effect on the growth of phytoplankton and the ability of the oceans to absorb carbon dioxide. »

Vicki James, a member of Whale and Dolphin Conservation, to the BBC

Today, only three countries in the world that are Japan, Iceland and Norway continue to hunt the giant of the seas.

Essential to preserve these species
As forests are, whales must be protected to effectively fight global warming. In 2019, the International Monetary Fund (IMF) published a study about the benefits associated with these marine mammals. To attract the attention of politicians and industrialists, the authors evaluated the monetary value of whales.

According to the IMF, a whale is worth an average of one million dollars. While this value is also based on revenues related to tourism, for example, the majority of this « price » comes from the capacity of these animals to trap carbon dioxide. The world’s whale population would therefore be worth a billion dollars, according to the IMF, which wanted to show what the disappearance of one specimen represents, from a financial point of view:

« Since the role of whales in the face of global warming is irreplaceable, their survival should be included in the objectives of the 190 countries that signed the Paris agreements for the planet in 2015 »

IMF (2019 report)

In 2018, a report by the International Union for Conservation of Nature could make one enthusiastic as it reported a general increase in whale populations, like the fin whale, the largest whale species after the blue whale, whose numbers have almost doubled since the 1970s. However, since the beginning of whaling, between 66% and 90% of the total population of these cetaceans has disappeared from the surface of the planet.

Source :
https://www.ledauphine.com/environnement/2021/05/03/rechauffement-climatique-les-baleines-sont-des-aspirateurs-de-dioxyde-de-carbone