Sur un air de « Le paradis blanc » de Michel Berger

Il y a tant de brume que de fumée
Qu’on n’arrive plus à distinguer
Le feu du ciel
Et les pompiers donner du fuel
Le téléphone vient de sonner
Encore une forêt brûlée
Et condamnée
La vie venant me décourager
Je repensais
A mon ami polaire des terriers

Encore un matin dans le paradis blanc
Où les cœurs d’épinettes blanches pallient devant
Les frasques des ours blancs
Sous les yeux des chouettes harfang
Encore à vagir dans le paradis blanc
Loin des incendies majeurs devenus courant
Un peu de douceur d’antan
M’abreuver des lacs bleu tendres
Encore combien de temps ?

Y a tant de brume et tant de fumée
Qu’on arrive plus à décider
Qui protéger
Qui sauver ou abandonner
Le jour où j’aurai tout donné
Que mes doigts seront brûlés
D’avoir osé
Toujours vouloir persévérer
Je repenserai
A mon ami polaire des terriers

Encore un matin dans le paradis blanc
Avec les parhélies du beau soleil facétiant :
Des oreilles chantantes
Vues de l’Islande au Groenland
Encore à vagir dans le paradis blanc
Où les aurores boréales sont bluffantes
D’un vert éblouissant
Comme dans mes rêves d’enfant
Encore combien de temps ?

Dompter les bourgeons de plantes
Et jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d’enfant
Pour longtemps

A.B.

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